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Vers (h)olorimes

Des vers olorimes ou holorimes sont des vers qui riment d'un bout à l'autre.

Étonnamment monotone et lasse
Est ton âme en mon automne, hélas !

Louise de Vilmorin

(La reine dit à Gall : "Beau moine rose et gras,
Jusqu'où peux-tu marcher, me tenant dans tes bras "?)
Gall, amant de la reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes.

Henri Monnier / Hugo ??

Par les bois du Djinn, où s'entasse de l'effroi
Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid.

Alphonse Allais

Ah ! vois au pont du Loing ! De la vogue, en mer, Dante !
Hâve oiseau, pondu loin de la vogue ennuyeuse

Alphonse Allais explique : La rime n'est pas riche, mais j'aime mieux ça que la trivialité.

Elle sort là-bas des menthes,
La belle Ève a l'âme hantée
Et le sort l'abat démente.
L'abbé laid va lamenter.

Louise de Vilmorin

Dans cet antre, lassés de gêner au Palais,
Dansaient entrelacés deux généraux pas laids.

Lucien Reymond

Au Café de la Paix, grand-père, il se fait tard.
Oh ! qu'a fait de la pègre en péril ce fêtard ?

Lucien Reymond

À Lesbos, à Tyr, l'évangile est appris.
Ah ! Laisse, beau satyre, l'Ève en gilet t'a pris.

David P. Massot

Il s'agit de l'oeuvre d'un poète persan, fanatique de l'Islam dont il fait la louange en laissant entrevoir la paix de l'âme à ses croyants :
Ah ! L'Iran maudit vint à l'heure et rêve ailé
À lire en mots divins, t'a le « Vrai » révélé
Comment déjà, d'Islam à La Mecque fidèle
Commandait jadis l'âme, Allah, mais que fit d'elle ?
Ainsi, tentait de voir en versets te citer,
Insistant, tes devoirs envers cette cité.
Làs, c'est écrit cent fois, le regard d'Allah perce.
Lassé des cris sans foi, l'heureux garda la Perse.
Cher, cher athée errant, seul, ivre d'aise irai.
Chercher à Téhéran ce livre désiré.
Ah ! Par une aide à l'âme est, dit-on, le message
Apparu, né d'Allah. Méditons-le, mes sages.

Lucien Reymond

Il est ce Perceval, heureux pére sera
Il espère... Ce valeureux percera !


Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses,
Où, dure, Ève d'efforts sa langue irrite (erreur!)
Ou du rêve des forts alanguis rit (terreur!),
Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses.

Charles Cros

Offre à Gilles, zèbres, oeufs ; à l'Érèbe, hécatombe.
Oh, fragiles hébreux ! Allez, Rébécca, tombe !


Aimante araignée, ogre illogique, est là.
Aimant à régner au gris logis qu'elle a.

ou
Et ma blême araignée, ogre illogique et las,
Aimable, aime à régner au gris logis qu'elle a.

Victor Hugo

Aidé, j'hadère au quai, lâche et rond je m'ébat.
Et déjà des roquets lachés rongent mes bas.


Son imper vert, qu'il aime échancré, dut l'épater, tic.
Son nain pervers, qu'il est méchant, crédule et pathétique.


Aidé, j'adhère au quai. Lâche et rond, je m'ébats,
Et déjà des roquets lâchés rongent mes bas.


Entrée de mon éléphant, Séraphine, et du rat bleu,
Entre Edmond et les faons, c'est raffiné, durable.


Si, mon fils, ton tutu raccommodé part.
Simon, fiston, tu tueras comme au départ.


Aidé, j'adhère au quai. Lâche et rond, je m'ébats,
Et déjà des roquets lâchés rongent mes bas.
Par ses charme, appas, ris, et du Pacha beauté,
Parsé charma Paris et dupa Chat botté


Moine (Oscar) de Victor ramona... J'étranglais
Moi, Nauscarde Victor, à mon âge, être Anglais !


Pas sage, le niais savait qu'Achard ne ment
Pas. a je le niais avec acharnement.


Ce pauvrard, Bretelle, un ex-m..., à demi râcle
Ce pauvre arbre, tel un eczéma de miracle.
Par le bois du Djinn où s'entasse de l'effroi,
Parle ! Bois du gin ou cent tasses de lait froid !
Alphonse Allais de l'âme erre et se f... à l'eau.
Ah ! l' fond salé de la mer ! Hé ! ce fou ! Allo !


Pas sage, le niais savait qu' Achard ne ment
Pas. a je le niais avec acharnement.
La protubérance
Du prote Hubert Ranz
Lapereau tubé, rance
Dupe rôt, tube et ranz


Je dis, mettons, vers mes passages souterrains
Jeudi, mes tons verts, mais pas sages, sous tes reins.


Sir veil, il paraît, chasselas détraqué,
Se réveille il part et chasse, las d'être à quai.


Sous Berr, en marchant, devint pâle à le porter
Soubeyran, marchand de vin, pale ale, porter.


Alphonse Allais d'la mer sort et pique un plongeon.
Ah ! 'fond salé d'la mer, sort épique. On plonge, on


Le boeuf à la vache :
D'où te vint
L'air boulot ?
L'herbe ou l'eau ?
Doute vain


Elle sort là ? bas des menthes,
La belle ve à l'âme hantée
Et le sort l'abat démente
L'abbé laid va lamenter.


O Seigneur !
Quelle panse !
Qu'elle pense
Au saigneur !


J'ai mi-saoule
Gémi sous le
Faix nouveau.
Aide ! Grâce !
Et de grasse
Fais-nous veau !


Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses
Où, dure, ve d'efforts sa langue irrite (erreur !)
Ou du rêve des forts alanguis rit (terreur !)
Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses.

Lucien Reymond

Au Café de la Paix, grand père, il se fait tard.
Oh ! qu'a fait de la pègre en péril ce fêtard ?
Dans ton site sévère assistant sa prestance
Danton cite ces vers, assis, stance après stance.
Ah! quitte ainsi ta tante et va, l'heure est amère,
A qui t'incita tant, ve, à leurrer ta mère.
L'annonceras-tu, eh! ami: " Dix sous l'attente "
L'ânon sera tué à midi sous la tente.
Ah! l'Iran maudit vint à l'heure et rêve ailé
A lire en mots divins, t'a le " Vrai " révélé.
Comment déjà, d'Islam à La Mecque fidèle
Commandait jadis l'âme, Allah, mais que fit d'elle ?
Ainsi, tentait de voir en versets te citer,
Incitant, tes devoirs envers cette cité.
Là, c'est décrit cent fois, le regard d'Allah perce.
Lassé des cris sans foi, l'heureux garda la Perse.
Cher, cher athée errant, seul, ivre d'aise irai
Chercher à Téhéran ce livre désiré.
Ah! par une aide à l'âme est, dit-on, le message
Apparu, né d'Allah. Méditons-le, mes sages.

David P. Massot

À Lesbos, à Tyr, l'évangile est appris.
Ah ! Laisse, beau satyre, l've en gilet t'a pris.
As et saouls vantent au Lycée Janson de Sailly;
Assez souvent au lit ces gens sont de saillie.
Appelons Nicéphore aux attraits ordonnés
A Paul honni, c'est fort, osa trésor donner.

Gabriel de Lautrec

Eau, puits, masseur, raide huis, habit, table, chandelle,
Oh ! puis, ma saur, réduits habitables, chants d'elle.
Eurydice ! Pluton ! dix ans ! Vaincs la mort fée !
Euh ! Ris dis, se plût-on dis ? En vain clame Orphée

Jean Goudezki

Je t'attends samedi, car, Alphonse Allais, car
A l'ombre, à Vaux, l'on gèle. Arrive. Oh ! la campagne!
Allons - bravo ! - longer la rive au lac, en pagne;
Jette à temps, ça me dit, carafons à l'écart.


Laisse aussi sombrer tes déboires, et dépêche !
L'attrait : (puis, sens !) une omelette au lard nous rit,
Lait, saucisse, ombres, thé, des poires et des pêches,
Là, très puissant, un homme l'est tôt. L'art nourrit.


Et, le verre à la main, - t'es-tu décidé ? Roule
Elle verra, là mainte étude s'y déroule,
Ta muse étudiera les bêtes et les gens !
Comme aux Dieux devisant, Hébé (c'est ma compagne) ...
Commode, yeux de vice hantés, baissés, m'accompagne ...
Amusé, tu diras : " L'Hébé te soule, hé ! Jean ! "


Que la mélancolie
Que là met l'ancolie
Résonne au creux du coeur.
Raisonne, ocreux, d'Ukeur !


Ah là, Mêle, ancolie
A l'âme élans, colis
A la mélancolie.

Victor Hugo

O fragiles hébreux ; allez Rebecca tombe !
Offre à Gilles zèbre, oeufs ; à l'Erèbe, hécatombe !
Deux générales déjeunaient
De jeunes râles des genêts

Max Morise

L'heure dure, idée, rosace à seins découverts,
Et me tue comme en ses ateliers. Eau, déborde !
Aime, tu commençais à te lier, ô Desbordes.
Sous le vent, la mort descend, écho ! Maint Corse erre
Soulevant l'âme lors des sangs, et comme un corsaire
L'ire du poète aurait voulu tes vachers,
Lyre dupe, ô étau, rêve où luttait Vaché.

Cassave

Dans ces bois automnaux, graves et romantiques,
Danse et bois aux tonneaux, graves et rhum antique.
Net et vibrant, le chant d'une bergeronnette
Naît et vibre en le champ d'une bergère honnête.
Hérédia lisant Verlaine - Ah joli don !!
Erre et dit à Lise en vert lainage : " Oh! lis donc. "
Saoul, l'heureux gars Raimu descend, pas sans dangers,
Sous le regard ému des cent passants d'Angers.

Prévert

Sceaux d'hommes égaux morts
Seaux d'eau, mégots morts

Claude Gagnière

Lolo rime
L'holorime
Sa muse
S'amuse


L'imperator si lent lève l'avis odieux
L'impair a tort s'il enlève la vie aux dieux
Ah! La belle Espagnole et la mer en goguette.
la baie, laisse Pagnol... et la mère Angot guette.
L'un dit: " Comment cela se mène?"
Lundi commence la semaine.
Ah! Lui, Léo, vit nègre !
À l'huile et au vinaigre.

Marcel Hérault

La chemise
Lâche mise
L'abaisse
L'abbesse
Sa fesse
S'affaisse

François Le Lionnais

Hou ! lippe, eau !
Où lippe ? haut ?
Houx lit peaux
Houle Lippo
Où lit, pot.

Lucienne Desnoues

Ah ! ce qu'on sert de faux ré
À ce concert de Fauré


La masurka de Chopin t'honora
dans
La masure qu'a de chaux peinte Honorat

Claude Koenig

Cosette, hautaine, hardie, écrin touchant
Causaient aux Thénardier crainte ou chants.


C'est l'acacia, l'invitation
C'est là, qu'assis, Alain vit à Sion


Socrate erre en forêts qu'ornent
Seaux, cratère, amphore et cornes.

Pierre Guex

Hello, sombre héros que Laval a cru ;
Et l'eau, sombre et rauque, l'avala cru.

Pierre Guex

http://bric-a-brac.org/lettres/olorimes.php courriel